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Senghor : Suppression des frontières, une arme contre le conflit ?

Posté par: Association Architecte du Bien(AAB)| Vendredi 23 juin, 2017 15:06  | Consulté 219 fois  |  0 Réactions  |   

Léopold Sédar Senghor  est le premier des intellectuels à penser que la suppression des frontières est une condition pour lutter contre les conflits humains, inter-étatiques, intra-étatiques, sociaux, humains individuels, économiques, spirituels. Mais ce rapprochement peut-il se faire n’importe comment et n’importe où et n’importe quand sans produire le contraire de la fin attendue par le poète-président et théoricien de la paix universelle entre les hommes et les peuples ?

La suppression des frontières entre les Etats et dans les Etats c’est l’augmentation de la densité démographique, de la proximité entre les hommes, les choses et leurs diverses activités et produits. C’est rapprocher dans le même espace plus de différences, plus de passions, plus d’intérêts particuliers personnels et de groupes pouvant coopérer et entrer en lutte qu’il ne contenait ; c’est augmenter le flux des interactions positives et négatives ; c’est augmenter les gains et les pertes. La question est alors de savoir qui peut gagner et qui peut perdre et très souvent qui gagne et qui perd si tout le monde ne tire pas le même profit. 

Le conflit est inséparable de la notion de frontière puisque ce sont les frontières de toutes sortes qui sont partout les lieux de naissance du conflit : les frontières territoriales entre deux champs de paysan, entre deux maisons, deux villages, deux institutions sociales, deux propriétés, deux caractères, deux mots, deux significations, deux consciences. Les frontières linguistiques, religieuses, économiques, idéologiques, esthétiques, épistémologiques, politiques, psychologiques, etc.

On peut de demander aussi : quelles frontières s’agit-il d’attaquer et de détruire en premier lieu ? Deux frères ou deux sœurs de même père et de même mère et vivant dans le même foyer et en âge de travailler et dont l’un(e) travaille et l’autre au chômage sont-ils véritablement ensemble ou séparés et cette séparation n’est-elle pas plus dangereuse que la séparation entre le griot et le non griot, surtout aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’un « Torodo » pauvre et qu’est-ce qu’un « mathioudo » riche ?

 L'auteur  Association Architecte du Bien(AAB)
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