140 pêcheurs ont péri en mer en 2017

  • Source: : Le Soleil | Le 15 février, 2018 à 17:02:57 | Lu 1881 fois | 2 Commentaires
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140 pêcheurs ont péri en mer en 2017


En 2017, 140 pêcheurs ont disparu en mer. Le non-respect des normes de sécurité est en cause.

La communauté des pêcheurs artisanaux a payé un lourd tribut en 2017. Selon les statistiques de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp), les 92 accidents enregistrés, l’année dernière, ont causé la mort ou la disparition de 140 pêcheurs pour 371 rescapés. Des chiffres macabres qui reposent la sempiternelle question du non-respect des normes de sécurité en mer. Ce que confirme le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye, directeur de la protection et de la surveillance des pêches. « Ces accidents sont généralement dus au non-respect des normes de sécurité malgré les efforts des autorités qui ont mis à disposition de gilets de sauvetage à un prix subventionné de 2.500 FCfa l’unité, la mise à disposition de l’information météorologique des pêcheurs artisans qui les reçoivent tous les jours sur leur téléphone portable », a-t-il dit, hier, lors de l’atelier de formulation d’un projet sur l’utilisation des nouvelles technologies pour une gestion durable des pêcheries au Sénégal.

Le capitaine de Vaisseau, Mamadou Ndiaye, a expliqué que ces accidents sont le reflet de la « crise environnementale et socioéconomique sérieuse » que traverse le secteur de la pêche. « Cette crise menace la survie des communautés de pêche et risque de compromettre l’approvisionnement en poisson des populations et de l’industrie halieutique. La situation est exacerbée par les effets des changements climatiques dont les conséquences sont néfastes à la ressource et à l’environnent marin », a-t-il déclaré. Ladite crise se traduit par la réduction des quantités et des tailles de poisson (50 à 80 % suivant les espèces), la dégradation de leur habitat, l’éloignement des zones de pêche (les pêcheurs vont en Mauritanie, en Guinée-Bissau, en République de Guinée et débarquent au Sénégal. Ce qui masque la raréfaction des ressources halieutiques au Sénégal et augmente les coûts de production, la paupérisation des communautés de pêcheurs.

Malgré ces difficultés, le secteur de la pêche continue d’être un levier socioéconomique important pour le Sénégal. Cela peut s’apprécier à travers certains facteurs majeurs notamment la création d’emplois, la sécurité alimentaire, la contribution au Pib. Chaque année, les débarquements de poissons ne cessent d’augmenter. En quarante ans, ils ont plus que doublé.

Les Tics pour mieux renforcer la surveillance

« Les débarquements de poissons et autres fruits de mer ont connu une hausse sensible, passant de 200.000 tonnes en 1975 à  plus de 450.000 tonnes en 2016, cela principalement du fait du dynamisme de la pêche artisanale », a déclaré le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye. L’importance des prises a fait de la pêche le premier poste d’exportation au vu des recettes générées en 2016 et 2017 avec respectivement 204,43 et 244 milliards de FCfa. Pour continuer à faire jouer à la pêche son rôle de secteur stratégique dans le Plan Sénégal émergent, des efforts sont en train d’être mis en œuvre par l’État et les partenaires au développement pour prendre en charge les difficultés identifiées, selon Mamadou Ndiaye.

C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire, a-t-il précisé, la mise à disposition de gilets de sauvetage, le projet de remplacement des pirogues en bois par d’autres en fibre de verre, la subvention des moteurs hors-bord, la gestion basée sur les plans d’aménagement des ressources halieutiques, la cogestion pour les pêcheries artisanales notamment avec une  approche de surveillance participative qui associe les acteurs à l’effort de surveillance des initiatives locales de gestion halieutiques, la mise en œuvre du plan national d’actions de lutte contre la pêche illicite, la mise en œuvre de l’Accord sur les mesures du ressort de l’État du port  pour le contrôle de la pêche industrielle, le système de  suivi électronique des navires de pêches (Vms). C’est dans ce sens aussi qu’il faut comprendre la formulation du projet « Utilisation des nouvelles technologies pour une gestion durable des pêcheries au Sénégal » dont le but est d’améliorer le système d’information du dispositif de suivi-contrôle et de surveillance des pêches et plus généralement le système de gestion des pêcheries sénégalaises.

Elhadji Ibrahima THIAM


Auteur: Elhadji Ibrahima THIAM - Le Soleil






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Commentaire (2)


Anonyme En Février, 2018 (19:07 PM) 0 FansN°: 1
Depuis le temps que le PS a inauguré la vente des licenses de peche, poursuivie jusqu´aujourdh´ui, alors rien ne doit nous surprendre. Nos pecheurs doivent toujours etre prets à recevoir des rafales de mitrailleuse loin de nos cotes. Les fautifs ce sont nos gouvernants qui ont bradé nos richesses pour s´enrichir eux memes.
Anonyme En Février, 2018 (19:13 PM) 0 FansN°: 2
ET,TANOR DIENG EST RICHE DES LICENSES DE PECHE QU'IL AVAIT VENDU.

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